BD : DoggyBags 3, le retour du retour !

Halloween approche à grands pas. Si certains résument cette fête à une distribution de bonbons et à des enfants déguisés en squelette, d’autres préfèrent se raconter des histoires gore, bizarres, propres à vous glacer le sang. Halloween, Samhain, la Toussaint, Dia de Los Muertos. Le jour des morts a beaucoup de noms différents et revêt différents folklores. Allez. On va fêter ça ensemble avec trois histoires émaillées de sang, de vengeance, de fantastique et… de MORTS ! (Eh ! La régie ! C’est le moment d’envoyer les rires de train fantôme, là…)

Le « DoggyBags » nouveau est arrivé, toujours publié sur le Label 619 de Ankama ! Le troisième opus du pulp comics bien de chez nous compte toujours trois histoires indépendantes bien déjantées comme on les aime ! Rappelons le concept : de la baston, de l’adrénaline, des filles bien roulées, du gore et un soupçon de Rock’n’Roll. Selon les histoires, rajoutez une pincée de tatouage, de gazoline, de monstres et de gomina. Le présent numéro est un spécial Mexique. L’équipe à Run a donc ajouté un peu de sauce qui arrache la gueule dans le shaker. Voilà la belle cuisine !

Le premier récit nous envoie valser au cœur d’une histoire de drogue, version cartel et mexicains qu’il ne vaut mieux pas chatouiller. Un homme de main vient réclamer son dû. C’est jamais bon quand ce genre de gars doit venir chercher ce que le patron attend… La ville de Juarez va se recouvrir de rouge. Et les esprits malins n’en feront qu’à leur tête ! Le duo Neyef au dessin + Run au scénar’ fonctionne à merveille !

Pour le deuxième chant, trois salauds en costume matent un strip-tease façon danse des voiles, dans un bar enfumé. Ils s’expliquent tour à tour comment ils ont tenté de manipuler une jolie fille en détresse. Tous ont voulu goûter à ses charmes sans succès et ils ont finalement dû la faire disparaître. Trois cadavres de plus dans le désert. Et tandis que les mâles lancent des billets à la danseuse, elle s’effeuille lentement… Mais sûrement. Que peuvent bien cacher ces voiles… ? Maudoux a pris plaisir à croquer le corps pulpeux et souple de la belle, non sans rappeler Salma Hayek dans Une Nuit en Enfer ! Torride et dangereuse !

Et pour finir, « Dia de Muertos » est un règlement de compte du peuple contre les cartels. Trois hommes déguisés en spectres vont faire un peu de ménage dans ciudad Juarez. Si les gros méchants ne comprennent que la loi du sang, ils vont en avoir de l’hémoglobine et de la tripe à l’air ! De ce côté de la frontière, la Santa Muerte veille sur certains de ses enfants et elle en rappelle d’autres plus vite que prévu. Gasparutto et Giugiaro nous ont cuisiné une fable mexicana à ne pas laisser entre toutes les mains !

Avec « DoggyBags », on a toujours cette impression d’être au cinéma à bouffer du pop corn, en se régalant d’histoires couillues, taillées sur mesure et qui envoient clairement du bois. Ca ne badine pas et ça tient la route graphiquement et scénaristiquement. Ca joue sur des codes inépuisables et d’une efficacité redoutable. Je rigole en pensant à Sfar qui voulait avoir ce genre de rendu ! Laisse donc faire ceux qui savent ! Run, Neyef, Maudoux, Gasparutto et Giugiaro ont les choses en main. Totale maîtrise du sujet = lecteur satisfait ! (envoyez le cri de loup garou maintenant… Rhoo… Faut tout faire ici…) AOOUUUUUUUUUUUUUUH !

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5 commentaires pour BD : DoggyBags 3, le retour du retour !

  1. Léna dit :

    J’aime beaucoup comment tu écris, c’est jouissif de te lire et cela donne vraiment envie de découvrir des albums. Merci.
    Après avoir laissé tombé Tokyo j’ai comme par hasard découvert Doggy Bags !! car j’avais eu trop de frustration avec Sfar donc je fouinais… et j’ai beaucoup aimé (pas encore lu le 2). En plus quand tu vois l’humilité et l’humanité de l’édito, ça fait vraiment du bien.
    Sais tu que Sfar va poursuivre son Tokyo ??
    « Comme tout le monde a détesté Tokyo, j’ai arrêté toutes mes autres BD et je fais sa suite, pour bien enfoncer le clou. C’est compliqué de gérer le rapport au public entre les gens qui me connaissent depuis longtemps, ceux qui me découvrent, ceux qui me connaissent comme cinéaste ou comme auteur pour enfant. Alors je zappe complètement le public et je cherche des choses très égoïstes, des choses que j’avais en tête quand j’avais 15 ans. Je crois que ça s’appelle la crise de la quarantaine. L’album va porter un nom encore pire, il va s’appeler De la mort. Je me dis que je suis pas allé assez loin. Et je vais tenter de faire l’album sur tablette graphique. »
    J’ai lu ça et j’ai pensé « no comment ». Pas le fait qu’il continue le projet, quelque part il n’a pas beaucoup d’autres choix maintenant qu’il a dit partout qu’il aimait beaucoup cet album.
    Mais en fait non, c’est pas ça le problème qu’ll continue ou pas, c’est pas important.
    Mais d’où il parle et avec quel recul là ça m’intéresse. Et là… no comment.

  2. Léna dit :

    Je parlais de l’édito de Doggy Bags du tome 1.

  3. uzu dit :

    Kiffant ton blog, j’le connaissais pas mais il est … je dirais … efficace =)

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