Comics : The Cape d’après Joe Hill par J. Ciaramella, Z. Howard et N. Daniel

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C’est l’heure de se frotter les mains les enfants. Joe Hill est de retour. Après Locke & Key, il est de bon ton de garder un oeil sur les productions du monsieur, ou des adaptations tirées de son oeuvre. Le fils de Stephen King, donc, pour ceux qui n’auraient pas suivi, nous fait une nouvelle proposition audacieuse avec The Cape. Publié par Milady Graphics, The Cape est adapté d’une nouvelle de Hill par Jason Ciaramella au scénar’ et dessiné par Zach Howard et Nelson Daniel.

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Eric est un loser. Il faut dire que la vie l’a mis à l’amende très vite et très fort. Son père mort à la guerre, il a grandi avec sa mère et son frère Nick. Le jeu préféré des deux frangins était de s’amuser au super-héros contre le super-vilain, alternative aux cow-boys et aux indiens. Chacun avait son costume : Eric portait une cape-doudou bleue qu’il ne quittait jamais et Nick avait un masque. Un jour de course-poursuite ludique, Eric monte sur un arbre pour échapper au méchant. La branche craque. Le corps du petit garçon se brise au sol et va porter à vie les stigmates de ce jour. Mais avant de se fracasser par terre, Eric a ressenti un sentiment d’apesanteur, comme s’il pouvait voler.

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A son réveil à l’hôpital, il apprend que sa mère a jeté la cape qui le rassurait tant. Années après années, les cicatrices visibles et invisibles d’Eric le transforment en homme abîmé, incapable de trouver une autre voie que la galère. Pas de job fixe, des problèmes avec sa petite amie qu’il suspecte de le tromper avec son frère, devenu, lui, un chirurgien reconnu. Il doit retourner vivre chez sa mère. Tout bascule quand il va pas hasard retrouver sa cape. Et se rendre compte qu’il n’avait pas rêvé ce jour là. Avec le bout de tissu sur les épaules, il vole. Cet énorme pouvoir en poche, emporté par sa colère, sa rancoeur et sa paranoïa, Eric décide de régler ses comptes avec la vie. A commencer par sa famille.

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The Cape est une sacrée claque dans la gueule. L’histoire ne fait pas de concession. Au fil du récit, ça s’assombrit sans qu’on s’y soit préparé. C’est méchant comme un enfant qui ressasse et qui attend de pouvoir se venger quand il en aura les moyens. The Cape plonge les doigts dans le terreau pestilentiel de l’innocence contrariée trop tôt. Eric aurait pu utiliser son pouvoir pour sortir de lui-même et s’élever, au sens propre comme au figuré. Mais tout le monde ne rêve pas d’être Superman. Il y a des coeurs définitivement pervertis. Et vous ? Etes-vous certain que vous feriez le bien si on vous offrait une telle capacité ? Après avoir lu ce comics, vous n’en serez plus si sur.

A savoir : Si ce titre est un one shot, The Cape va se décliner sur d’autres histoires indépendantes. A suivre !

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