Il est vrai qu’ici on parle surtout de bande dessinée. Mais mais mais. Ca fait un moment que j’ai très envie d’écrire un petit quelque chose sur un réalisateur cher à mon coeur : Guillermo del Toro. Il se trouve qu’il y a quelques semaines, un très beau livre en forme de cabinet de curiosités est sorti chez Huginn & Muninn. Un ouvrage merveilleux où l’oeuvre du cinéaste est passée au peigne fin.
Pour ceux qui le connaîtraient peu ou pas du tout, Guillermo del Toro est d’abord un réalisateur mexicain. Il navigue dans l’univers fantastique, offrant au public sa vision métaphorique du genre. Pour citer quelques titres, on lui doit les adaptations des comics Hellboy, Blade II, récemment le blockbuster Pacific Rim à mi-chemin entre Godzilla et Transformers. Et derrière ces grosses machines de guerre, Guillermo cache ses vrais trésors, des films plus confidentiels qu’il réalise ou produit : L’Echine du Diable, le Labyrinthe de Pan, Mama, L’Orphelinat ou Don’t be afraid of the Dark. Il écrit également et prépare une série télé.
Ce qui fascine dans son travail c’est cette aptitude à donner du corps à ces univers surnaturels peuplés de créatures, d’ambiances, de mythologies et de rêves étranges. A travers la minutie que met del Toro dans ses films, on sent l’amour profond et le respect qu’il voue au genre fantastique, trop souvent malmené et transformé en sous-genre pour adolescents ces dernières années. L’ouvrage « Cabinet de curiosités : Mes carnets, collections et autres obsessions » est rempli de décryptages de son oeuvre riche et atypique. Les petits secrets, méthodes de travail et anecdotes de chaque film sont exposés, les carnets personnels de del Toro sont reproduits, ainsi que des extraits de storyboards. Des personnalités parlent aussi de lui, Neil Gaiman ou Tom Cruise, entre autres. On plonge un peu plus profondément dans la tête pleine de merveilles de l’artiste ! L’objet-livre de quelques 300 pages est de toute beauté. Et lorsqu’on le referme, en sachant le plaisir qu’on prendra à le rouvrir fréquemment, on en ressort ébahi et inspiré.
Le Fantastique est un genre littéraire, graphique et cinématographique éblouissant, mais qu’il faut apprivoiser, maîtriser, pour ne pas le changer en boue insignifiante. Guillermo del Toro est à remercier pour ce qu’il en fait. Il rend hommage de la plus belle façon aux auteurs de la fin du XIXème siècle et ceux qui ont suivi leurs traces. De Arthur Machen à Lovecraft en passant par Allan Poe. Il y a un supplément d’âme chez cet amoureux du bizarre. Une poésie, une petite musique qui lui est propre. Et que j’aime. Passionnément.
Pacific Rim de Guillermo Del Toro fait tache…
Bah… je l’ai vu en 3D Imax et j’ai eu l’impression d’être dans un rollercoster. J’ai pas détesté !
Et pour tout dire, s’il nous sort un blockbuster de temps en temps pour pouvoir produire ses merveilles à côté, je signe. Pas de souci.
ah yes, si il peut nous sortir d’autres merveilles genre l’échine du diable, par exemple, je te rejoins dans cette optique…
P.S. : Je ne sais pas si tu zieutes ton facebook, j’ai fait une demande d’ajout 😉
Oui oui. Mais mon compte FB est perso. J’ajoute peu de monde.
bon, le message est passé.